Menu | Contenu | Recherche

Le blog de la Bergerie de Villarceaux

" Une bergerie pas comme les autres !" : Les élèves de 1ere STAV du lycée fénelon racontent leur journée d'étude à Villarceaux


Ce billet a été rédigé par Clara, Pauline, Amandine et Roméo, élèves de première STAV (Science Technique de l’Agronomie et du Vivant) du Lycée du Paysage et de l’Environnement à Fénelon (93).
Avec le reste de leur classe, ils sont venus visiter la bergerie de Villarceaux le 03 octobre 2013 dans le cadre de leur programme scolaire. Ils étaient accompagnés par leur professeur Jean-marc Rafenberg. La visité était animée par Sandrine Lemaire, agronome, guide de parc et également guide de la bergerie.
 

accueil2013lycee-fenelon.png 


Clara, Pauline, Amandine et Roméo reviennent sur ce qui a marqué leur attention au cours de cette journée de visite :
 

"Dans cette région légèrement vallonnée la culture céréalière y est abondante et c’est dans le parc du Vexin créé en 1995 qu’est implanté le domaine agricole de Villarceaux.

Dès notre arrivée nous sommes accueillis dans une salle de conférence afin de nous présenter l’histoire et les projets de l’exploitation.

Nous engrangeons beaucoup d’informations durant cette matinée.

Avant les années 90, on cultive de façon intensive comme partout en France essentiellement des céréales avec l’utilisation de pesticides, l’élevage a été abandonné et le terrain pourrait bien servir à la construction de logements et de golfs.

Mais cette idée n’aboutit pas et la fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’Homme va réfléchir avec un groupe d'expert de l'agriculture durable à un autre type d’agriculture.

De par son ampleur la conversion à l'agriculture biologique de la Bergerie de Villarceaux peut être comparée à un laboratoire expérimentale grandeur nature pour la recherche agronomique.

L’équipe d’agriculteurs qui gère l’exploitation supervisée par Olivier Ranke travaille sur un système de polyculture élevage : c’est lorsque l’on pratique simultanément sur une même exploitation plusieurs productions qui souvent sont complémentaires. Par exemple la production végétale permet de nourrir les troupeaux ovin et bovin de la ferme mais aussi d’alimenter le restaurant en produits de saisons tant dis que l’élevage va créer de l’amendement pour fertiliser les sols et le restaurant par ses déchets organiques créera du compost. La ferme de Villarceaux fonctionne donc quasiment en circuit fermé sauf pour ce qui est de l’essence et du matériel agricole afin de limiter au maximum l’intervention de facteurs polluants et extérieurs à la bergerie. Cette indépendance est renforcée par la présence de la COOP : Cette coopérative permet de soutenir les producteurs et de rendre l’éco consommation accessible à tous. Elle propose des marchés mensuels pour commercialiser des produits biologiques de la ferme ainsi que d’autres agriculteurs de la région sur commande des consommateurs. Elle privilégie une vente de la viande en circuit direct.

C’est dans l’écocentre que se prenne les décision importante pour l’avenir de l’exploitation. L’ancien corps de la Bergerie de Villarceaux a été rénové en conciliant l’identité architecturale et patrimoniale du lieu et sa vocation d’écocentre, il a donc été réalisé avec des matériaux et des solutions écologiques (panneaux solaires, chaudière à bois , chanvre …). C’est là que se réunissent les chercheurs, les agronomes, les économistes et les ingénieurs pour trouver, réaliser et analyser des projets d’avenir pour une agriculture durable et pour le bien être de l’homme. C’est d’ailleurs , la qu’a été lancé il y a quelque temps le vaste projet de la ferme en agroforesterie !!!Mais c’est aussi un restaurant et des gites pour l’hébergement.

Nous avons pu ensuite nous restaurer avec des produits issus de l’exploitation, que du Bio et que du bon !

Maintenant il est temps de partir sur le terrain, nous marchons sur les bandes enherbées qui séparent les cultures et constatons la hauteur impressionnante des haies qui abritent oiseaux et coccinelles utiles pour lutter contre les nuisibles.

Nous pouvons observer les bovins et ovins en prairies et on nous explique que le fumier des animaux sert à l’engrais des champs et que la production de foin et céréales sert à nourrir les bêtes. La vente de la viande équilibre les dépenses.

On nous explique que la terre est plus fertile lorsqu’on la laisse en prairie, que la culture de légumineuses fixe l’azote de l’air dans la terre.

Nous constatons que les arbres plantés pour l’agroforesterie sont encore très jeunes mais que les bienfaits seront variés, l’ombre portées aux cultures, le bois récolté et vendu, la récolte de fruits pour certaines variétés ceci en plus de la récolte de céréales de la parcelle et de la paille.

Nous passons ensuite voir la station de lagunage qui permet encore plus d’autonomie en rendant l’eau utilisé propre et qui a une capacité de 85 équivalents habitants.

Cette visite s’achève et nous laisse beaucoup d’espoir sur la pérennisation de cette entreprise et de la possibilité d’une autre agriculture qui respecte l’environnement et la qualité des produits que nous consommons."

Clara, Pauline, Amandine, Roméo 1 stav

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.bergerie-villarceaux.org/blog/index.php?trackback/61

Fil des commentaires de ce billet