Agroforesterie intraparcellaire: un nouveau dispositif expérimental à la Bergerie depuis 2011

 

En février 2011, 650 arbres de 15 essences différentes ont été plantés en alignement au sein de trois parcelles en prairies incluses dans la rotation prairie/cultures (superficie totale du dispositif : 23 ha 08).

 

 

Logo du bureau d'étude AGROOFLe plan d'expérimentation a été élaboré avec la contribution d'AGROOF, bureau d'étude spécialisé en agroforesterie. Arvalis et l'ONF ont également été associé à sa conception. AGROOF est partenaire du projet et assiste le Centre d'Ecodéveloppement de Villarceaux pour son suivi technique et scientifique.


Logo de la région Ile de France


Le projet agroforestier de la Bergerie de Villarceaux a bénéficié d'une subvention de la Région Ile-de-France (50% de l'investissement) au titre de son programme biodiversité.

 



Contexte du projet agroforesterie intraparcellaire de la Bergerie

Le projet agroforesterie de la Bergerie est le fruit d'une réflexion initiée depuis 2004, et s'inscrit dans la continuité des actions de recherche agronomique, puisque, en lien avec les Instituts Techniques Agricoles (ITAB, Arvalis- Institut du Végétal), on y étudie déjà deux systèmes agrobiologiques : un système en polyculture-élevage et un système en grandes cultures sans élevage (dispositif de la Motte).

Salers dans les parcelles d'agroforesterieL'agroforesterie intra-parcellaire est un troisième système, il s'inscrit dans une rotation de huit ans (4 ans de cultures et 4 ans de prairie). En agriculture biologique, l'association des arbres agroforestiers avec à la fois les cultures et l'élevage a encore été peu expérimentée en France à cette échelle.


=> Photo :
 Vaches Salers pâturant les parcelles d'agroforesterie


Objectifs du projet

Présentation du dispositifLe principal objectif est d'étudier comment l'agroforesterie peut contribuer à améliorer la durabilité d'un agrosystème, à travers l'impact des arbres sur la fertilité du milieu (sol notamment) et sur la biodiversité fonctionnelle. Par ailleurs, ce dispositif pourra constituer un site régional de démonstration pratique et de recherche en agroforesterie.


Axes de recherche

Découlant des objectifs généraux du projet, trois axes de recherche ont été retenus :

  • Étude de l'apport des arbres légumineux sur la fertilité du milieu.
  • Etude de l’impact de la densité des arbres sur les cultures : quelle densité optimale dans le Nord de la France en agriculture biologique ?
  • Compréhension du déplacement des insectes auxiliaires de culture dans un maillage agroforestier.


Première phase du projet

=> Plan de plantation (télécharger - PDF - 119Ko)

Trois parcelles ont été choisies comme site de plantation : elles présentent une bonne orientation Nord-Sud avec une faible pente, un sol limoneux semi-profond de bonne qualité, et surtout un découpage rectangulaire qui en simplifie le travail.

Ces parcelles représentent une surface totale de 23 ha (chacune un peu plus de 7 ha), et elles accueilleront chacune deux modalités agroforestières différentes.

Ligne d'arbre dans une parcelle agroforestière en prairie

=> Photo : ligne d'arbre (sur la droite), dans une parcelle en prairie

652 arbres ont été plantés, de 11 essences différentes, qui ont été choisies pour leur adaptation au contexte pédoclimatique local, bien que deux d’entre elles, le robinier faux acacia et le févier d’Amérique soient des espèces exotiques introduites tardivement en Europe.

Jeune plan d'acaciaCes essences sont :

  • l'alisier torminal (48 arbres)
  • le cormier (43)
  • le merisier (39)
  • l'orme champêtre (42)
  • l'érable champêtre (41)
  • le frêne commun (39)
  • le noyer commun (44)
  • le pommier franc (41)
  • le poirier franc (40)
  • le robinier faux-acacia (139)
  • le févier d'Amérique(136)

Les espèces ne sont pas plantées en lignes mono spécifiques mais par séquences de quatre à six individus d’une même espèce, pour éviter la propagation des maladies.


Expérimentations

Les expérimentations mises en place dans ces parcelles portent sur l’impact des arbres légumineux (fixateurs d’azote) sur la fertilité du milieu. La parcelle Lainé I a donc été plantée avec des arbres en majorité légumineux (févier d’Amérique et robinier faux-acacia). La parcelle Lainé II a été plantée avec des arbres non-légumineux (en majorité des fruitiers), et la parcelle Sur le Bois comporte les deux types d’arbres.

La Bergerie de Villarceaux participe au projet de sélection participative de l’INRA d’Orléans (Frédérique Santi) en intégrant des plants de merisier dans son projet agroforesterie ainsi qu’au projet ANR PEERLESS (Predictive Ecological Engineering for Landscape Ecosystem Services and Sustainability) en 2012-2013 avec la mise en place de suivi de bioagresseurs et d’auxiliaires dans les parcelles agroforestières avec l’INRA de Grignon.

=> fiche de présentation du volet sélection participative de merisiers (télécharger - PDF- 1.19Mo)

Visite de la parcelle agroforestière avec Frédérique Santi

Photo de J. Migeot : visite de la parcelle agroforestière avec Frédérique Santi, Inra Orléans


Protection des arbres

L’originalité du projet de la Bergerie est d’inclure les arbres dans une rotation 4 ans cultures, 4 ans élevage, et non uniquement élevage/culture. Les conditions de protection doivent donc prendre en compte les contraintes techniques dues aux deux systèmes.

Les parcelles agroforestières de la Bergerie étant pâturées par les Salers de l’exploitation, une attention toute particulière a été portée à la protection des jeunes plants. En effet, les bovins ont tendance à manger les jeunes pousses (abroutissement) ou à se frotter contre les plants et leurs protections.

Le manque d’expérimentations de ce type actuellement en France a conduit à tester différents types de protections pour cette première phase du dispositif.

cage en treillis soudéCage en treillis soudé : ces cages sont constituées de quatre plaques de treillis métallique, attachées ensemble par du fil de fer, et fixées sur des pieux enfoncés d’au moins 60 cm dans le sol. Ce dispositif peut être complété par du fil barbelé enroulé autour de la cage.

 

 

 

 

corset grillagéCorset grillagé : structure métallique fixée autour d’un pieu en bois, munie de piquants.

Ces deux protections sont doublées d’une gaine plastique, constituée d’un treillis plastique, elles forment un tube semi-rigide, maintenu autour du plant par un ou deux piquets en bois.





 

 

Publications, ressources sur le dispositif 

 

  • Fiche synthétiques décrivant le dispositif (télécharger - PDF)
  • Agroforesterie intraparcellaire à Villarceaux - Dossier de présentation du projet (télécharger - PDF - 586Ko)
  • LOUIS A., 2014. Méthodologie de suivi d'un système agroforestier en polyculture-élevage biologique. Mémoire de fin d'étude ISA Lille (télécharger - PDF - 2.2Mo)


Nous contacter pour de plus amples informations :

Retour - haut de page