Le château du haut

Lorsque Charles de Tillet et sa femme prennent possession du domaine, ils vont habiter le manoir. A la suite d'un incendie, le fortuné marquis n'apprécie guère la vétusté de l'antique demeure, décide de faire édifier un nouveau château sur le haut de colline. Les plans sont tracés par le fils de l'architecte de l'Hôtel Matignon, Jean-Baptsite Courtonne, architecte très prisé dans le Paris de Louis XV. Commencés en 1755, les travaux confiés à l'entreprenur François Glaçon, s'achèvent en 1759.

Grâce à ses bontés envers ses paysans et à la protection de son frère, greffier au Tribunal Révolutionnaire, le fortuné marquis du Tillet traverse sans encombre la révolution. Après sa mort, sa femme et ses filles vendent Villarceaux et son contenu. En 1829, le domaine est cédé à Antoine-Michel Roussel qui, à son tour, le lègue à son gendre, M. Cartier dont la famille de Villefranche reste propriétaire de Villarceaux et s'attache à conserver le domaine dans son intégrité, tel qu'il avait été conçu et décoré. Mais en 1975, à la suite des tribulations d'un délictueux chargé d'un programme immobilier, le domaine est mis aux enchères et racheté par la Fondation pour le Progrès de l'Homme en 1976.

Au XVIIIème siècle, le Manoir de Ninon est délaissé et c'est le Château du Haut qui s'approprie la nature : les perspectives, le vertugadin, le labyrinthe et les statues concourent à l'harmonie des parcs. A la fin du XIXème, les progrès techniques trouvent leurs applications dans les jardins de Villarceaux. Des turbines fonctionnenet grâce à l'eau des étangs et fournissent l'électricité du domaine. Le moulin est transformé en scierie, on cultive des plantes exotiques dans une orangerie et la nourriture est conservée dans une galerie creusée en souterrain sur la colline.

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