Le Manoir de Ninon

Ancienne maison forte dont l'origine remonte au début du XIIIème siècle et autour de laquelle s'est développé le domaine de Villarceaux. Le manoir de Ninon est le plus ancien des deux châteaux seigneuriaux.       En 1269, un acte mentionne une Jeannoe Boury, Dame de Sérifontaine et de Villarceaux, épouse de Thibault de Trie. Puis, au gré des mariages entre lignées, le château va changer de mains.

Villarceaux reste dans la famille des Mornay pendant plus de deux siècles et jusqu'à l'extionction de celle-ci. Louis de Mornay eut pour maîtrisse la spirituelle Anne de Lenclos, appelée Ninon. Celle-ci séjourna à Villarceaux vers 1650. Elle fit venir Françoise d'Aubigné, la future Mme de Maintenon. Lorsque Louis de Mornay s'éteint en 1691, il est sans héritier. Son fils Charles, tué l'année précédente à la bataille de Fleurus ne laisse pas d'enfant mais une veuve, Catherine Brunet de Chailly, qui lègue par un testament daté du 23 décembre 1734 les terres de Villarceaux et d'Omerville à son neveu Charles-Jean-Baptiste de Tillet, marquis de la Bussière, Conseiller au Parlement, Conseiller du Roi et Maître des Requêtes.

Lorsqu'au XIIIème siècle la maison est construite dans le creux du vallon, une véritable vie en autarcie s'ordonne dans l'enceinte des murs de Villarceaux. Dès le Moyen-Age, un réseau hydraulique complexe permet la culture potagère et l'exploitation de viviers.
Pendant la Renaissance, les communs du manoir sont édifiés et l'eau se transforme en élément de décor : canaux, fontaines, vasques, cascades, et miroirs agrémentent les promenades dans les jardins se parent de bosquets, de nouvelles fontaines et de bassins.

Sous Louis XIV, on perce les façades du manoir pour s'ouvrir sur l'étang. Les jardins se parent de bosquets, de nouvelles fontaines et bassins.