Bergerie de Villarceaux
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La Bergerie de Villarceaux

Le lieu-dit La Bergerie est un ancien hameau. Ne reste plus aujourd'hui de ce lieu que le corps de ferme formé de trois ensembles :

  • la ferme proprement dite constituée d’une série de bâtiments à vocation tant agricole que domestique qui s’organise autour de deux cours dont l’une est légèrement surélevée par rapport à l’autre constituant ainsi une basse-cour et une haute-cour,

  • un ensemble de deux bâtiments, un hangar et un atelier de réparation, attenants à la ferme, flanquant une aire bétonnée entourée d’un grillage : le parc à matériel

Un peu d'histoire...

La ferme s’est constituée progressivement donnant finalement à l’ensemble un aspect indéterminé et indéterminable. La tradition veut que la partie la plus ancienne, un ‘L’ allongé et bas date du manoir de Ninon. Bâtiment sans âge et sans style (B3-B4, 320 m² de surface au sol) aux murs de pierre rafistolés par endroit par de la brique, maintes et maintes fois retouché et qui abrita jusqu'à la mécanisation les ateliers de ferronnerie et de charrerie, il peut très bien donner raison à sa légende, d’autre part leur présence est affirmée dès les premiers plans dont nous disposons, plans datant de 1809 et qui représente le château avec sa ferme attenante. Notre petite aile est bien là flanquée désormais de constructions nettement plus en phase avec l’idée que l’on peut se faire de la ferme censée desservir un château. Néanmoins l’absence d’eau à proximité de la ferme explique mal la présence de ces premiers petits bâtiments.

1809, donc, date du premier plan indiquant la ferme. L’absence de plans antérieurs laisse penser que celle-ci pour sa plus grande partie (B5-B1-A2-A1, 900 m² environ) fut bâtie en même temps que le châteaux du haut c’est à dire vers le milieu du XVIIIème siècle. A cette époque les bâtiments de la ferme forment une cour d’une vingtaine d’ares largement ouverte.

Vraissemblablement au cours du XIXème siècle la construction d’un vaste hangar (210 m² B2) achève de fermer à peu près la cours, de même qu’une soupente prolonge le bâtiment A (290 m² A3).

Vers 1930 un nouveau bâtiment (916 m² C) est construit, vraissemblablement à vocation agricole (séchage) qui esquisse une seconde cour en contre-bas de la première : une basse cour.

Dans les années 1970 probablement quand Emmanuel de Villefranche s’installe à demeure à la ferme dans le logement du régisseur, un logement neuf (300 m² D) vient fermer la deuxième cour.

Le hangar à matériel (360 m² G) ainsi que l’atelier (168 m² H) sont des constructions récentes.

Un corps de ferme inadapté pour un fonctionnement moderne de l'activité agricole...

D’un point de vue agricole, les bâtiments sont désuets et peu fonctionnels, voire carrément inadaptés pour une agriculture ‘moderne’. Ce qui explique que l’essentiel de l’activité s’effectue à partir des bâtiments annexes. Jusqu'en 1996, en périodes d’agnelage, les brebis prêtes à agneler sont descendues dans le bâtiments central (A2). Celui-ci néanmoins est loin de satisfaire à toutes les exigences d’hygiène et de bien être des animaux, la respiration et les déjections des animaux y instaure vite une ambiance humide qui devient glacial par temps de froid. Ensuite, après rénovation des bâtiments B1 et A1, l'activité purement agricole est déplacée en dehors du vieux corps de ferme, et cet ensemble de bâtiments est dédié au logement des salariés de la ferme, aux bureaux et aux activités d'accueil. Seuls le hangar à matériel (G), l'atelier (H) et le hangar B2 conserve une vocation agricole actuellement.

La restauration du corps de ferme... du rêve à la réalité

Si le corps de ferme n'est plus fonctionnel d'un point de vu agricole, l'étendue des surfaces et des volumes, le cadre de vie et les activités environnantes nous poussent à envisager une nouvelle vie pour ces bâtiments. En effet, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme (Fph), propriétaire du domaine de Villarceaux, a décidé d'investir dans la rénovation de ces bâtiments afin de développer la capacité d'accueil du site. A terme, un dortoir de 66 lits accueillera des enfants ou des plus grands pour des activités scolaires, éducatives, ludiques autour de la découverte du territoire et du développement durable. Des gîtes ruraux seront également disponibles, tout comme un restaurant.

Pour en savoir plus sur le développement de la capacité d'accueil du site...

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Site réalisé avec le soutien de laFondation Charles Léopold Mayer