La Chasse
L’absence de grands prédateurs déséquilibre l’écosystème. Lapins, chevreuils, sangliers peuvent rapidement proliférer et exercer une pression sur les cultures, la forêt, les autres espèces. Pratiquée de manière responsable, la chasse est donc potentiellement un élément stabilisateur du système.
Toutefois, bien souvent, la chasse pratiquée pour elle-même devient une activité à part entière générant même parfois une véritable économie. Loin d’être un prélèvement raisonné de gibier en l’absence d’autres prédateurs, la chasse peut devenir une activité plaquée sur le territoire, un champ de tir rupestre. Ce fut le cas jusqu’en 1998 sur le domaine.
A cette date le conseil de fondation, bien engagé dans la conversion du territoire, s’est attaché à la réintégration territoriale de la chasse. Quelles pratiques ? Quelles interactions avec les autres activités ? Quel effet des aménagements agricoles et forestiers sur le gibier ?
De nouvelles pratiques de chasses se sont alors développées autour de 4 principes :
coexistence avec l’activité de promenade,
co-existence avec l’activité forestière,
établissement de populations autochtone de gibier (étaient particulièrement concernés les perdrix et faisans qui dans les chasses commerciales font l’objet de lâcher d’animaux d’élevage la veille ou le matin même de la chasse)
limitation des populations proliférantes.
Dans ces conditions, l’acte de chasse est l’aboutissement d’une gestion partenariale du territoire, lequel doit être assez accueillant pour permettre à des populations de gibier de se maintenir et se reproduire tout au long de l’année.
Symbole de cette nouvelle chasse, la participation des chasseurs à l’implantation de haies dans les zones de plaine pour créer des zones d'habitat favorables au gibier.
Ceci requiert un changement d’attitude et de mentalité des chasseurs qui se définissent comme les co-gestionnaires d’un territoire. Cette attitude, quoique promue par les fédérations et l’ONCFS reste malheureusement trop minoritaire encore à l’heure actuelle.