Le golf de Villarceaux a ouvert ses portes en 1971. L’initiative en revient à Emmanuel de Villefranche alors propriétaire du domaine. Le golf occupe essentiellement le fond du vallon du rû de Chaussy. Des terrains plutôt humides. L’aménagement de ces parcelles en golf est donc ambivalente d’un point de vue de la durabilité.
Indépendamment de cet aspect, la conduite du golf selon des principes de moindre pression environnementale se pose.
En 1996, l’association sportive de Villarceaux, responsable du golf, projetait de développer un système d’arrosage qui aurait couvert l’ensemble du terrain. Ceci aurait accru considérablement la consommation d’eau du golf, et, même si le problème n’est pas aussi aigu qu’il l’est dans la zone méditerranéenne, le conseil de la FPH a jugé que cela n’allait pas dans le sens d’un développement responsable. Il a par contre consenti une importante diminution du loyer en contrepartie d’un engagement de l’ASV dans le sens d’une activité golfique plus durable.
Il en est de l’activité golfique comme de l’agriculture, il existe des cercles vicieux comme des cercles vertueux.
L’ASV s’est engagée dans cette voie ce qui a impliqué une communication en interne tant à l’égard des golfeurs que du personnel. Communication d’autant plus utile que pour bien des personnes le golf, parce qu’il est « vert » est forcément écologique ! Ce qui est rarement le cas. Des progrès dans les pratiques ont été impulsées sans pour autant parvenir à un golf « biologique ».
L’objectif consistera à mettre en place un tableau de bord environnemental (suivi de la qualité de l’eau sortante, consommation d’intrant) pour améliorer graduellement les pratiques. Notons toutefois que dès à présent le golf de Villarceaux n’a pas à rougir de la comparaison avec de nombreux autres golfs, bien au contraire !